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Poésie

Lundi 14 novembre 2005

La France est un patchwork de toutes les couleurs
La France est un écrin aux cent mille senteurs
La France est un creuset où se forgent les cultures
La France est le berceau de la littérature.

Rabelais, Montaigne, Voltaire, Hugo et tant d'autres
ont de leur plume acérée dénoncé les forfaits
que les puissants d'alors faisaient subir au peuple,
en lui imputant à tort, des sinistres méfaits.

Des oiseaux de malheur survolent notre terre
des nuages ténébreux s'accumulent dans les cieux
on entend des discours d'exclusion et de haine
contraires à la morale et aux souhaits des dieux.

Alerte ! citoyens, républicains, démocrates
n'ecoutez pas le chant de ces funestes sirènes
qui veulent nous entraîner dans des profonds abîmes
ces antres obscurs et froids où se cultive la haine.

Pensez à vos enfants, pensez à la jeunesse
luttez de toutes vos forces, ne baissez pas les bras
ne capitulez pas devant l'intolérence
ne livrez pas aux hyènes notre douce terre de France.

Car nous vivrions alors, à genoux, sans honneur
obligés d'épouser des idées sataniques
obligés de ramper en étouffant nos pleurs
obligés de rénier jusqu'à la République
et, comme des primitifs, obéir à un seul chef
qui penserait pour nous, qui dicterait ses lois
qui nous ferait marcher en cadence, au pas de l'oie.

Dites haut et fort NON, à ces idées funestes
quittez vite ces chemins qui ne mènent nulle part
faites chanter votre coeur, cultivez un jardin
et faites y pousser les fleurs de
                     l' ESPERANCE

                                                                                     Floréal Ibañez


Par Ibañez Floréal
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Jeudi 17 novembre 2005

Quand je sera grand

Quand je sera très grand

Que je sera Papa

Je sera astronaute

et j'ira dans le ciel

Pour cueillir des étoiles

et des brins d'arc-en-ciel

Pour les offrir à toi

ma si jolie maman

et aussi les offrir

à tous les p'tits enfants

qui n'auront pas connu de Papa ni maman.

Puis aussi je sera

Mousquetaire du Roi

pour défendre les gens

malheureux et sans toit.

Je combattrait les djinns,

les gragons fort méchants

qui me font peur la nuit

quand tout est endormi

et que je ne dors pas.

Et aussi je sera

peintureur de peintures

pour peinturer en rose

tout le monde, même les chiens,

et comme ça nous serons

comme des frères jumaux,

tous égaux, tous pareils,

sans races supérieures,

sans races inférieures.

Quand je sera GRAND

quand je sera très GRAND.

Floréal

Par Ibañez Floréal
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Dimanche 20 novembre 2005

Premier Amour, premier chagrin

Je ne veux plus, non je ne veux pas retourner

à l'école demain. 

Nicholas ne m'aime plus

Y'me fait plus de calins

et il fait à Elodie des bisous tout plein.

Mais chérie, mon enfant, ne pleure pas ce n'est rien

c'est juste un p'tit bobo, cela se soigne très bien

fais moi un joli sourire, embrasse-moi, allons viens

on essuie ces grosses larmes, on oublie, et voilà.

Je suis sûre que demain, Nicholas t'aimera

n'est-il pas de toujours ton merveilleux copain ?

et Elodie aussi, avec toi elle jouera,

ils ne sont pas méchants, ils sont tout juste taquins.

Mais maman, tu dis ça, et je ne te crois pas

tu es triste et tu pleures, quand tu penses à Papa,

ils est parti très loin, il ne reviendra pas

et il fait des bisous à une autre que toi.

                                 Floréal Ibañez

Par Ibañez Floréal
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Jeudi 24 novembre 2005

Le petit âne poète

Je tenais ma petite fille, la fille de mon fils

assise sur mes genoux, et je lui racontais

une histoire de loups, de troupeaux, de bergers.

Elle buvait mes paroles comme on boit du bon lait,

puis soudain elle me dit : " Comment fais-tu, Papy

pour écrire des poèmes ? Je voudrais le savoir.

Et je lui répondis :

Pour écrire un poème, faut aimer voyager

dans le pays des rêves, sans jamais se presser.

L'avion est trop rapide et le train trop bruyant,

je prefère un petit âne, joyeux et bondissant.

Un gentil bourricot au pelage laineux.

Il va où bon lui semble, il va au gré du vent,

il adore emprenter des sentiers sinueux,

il s'arrête, il repart, parfois fait demi-tour,

il broute les herbes tendres sur le bord du chemin.

J'ai du mal à le suivre, et j'en perds mon latin.

Il s' ébroue tout content de me jouer des tours,

il retrousse ses naseaux d'un air moqueur, mutin,

et ma pensée divague au rythme du p'tit âne,

et ma plume griffonne des mots, des rimes, des vers,

ella va, elle vient, s'arrête, parfois elle flâne;

c'est comme ça que je brode et que j'ecris mes vers.

Alors la fille de mon fils, d'un air calin

me dit :

"J'aimerais, tout comme toi, avoir un âne coquin !"

                                  Floréal Ibañez

Par Ibañez Floréal
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Mercredi 30 novembre 2005
Ma conscience, ma compagne

Perdue dans l'immensité de cet Univers
la vie palpite sous nos pas, dans un creux de la roche
enfouie dans la terre, attendant l'éclosion.
Une trace sur le sable nous rappelle la vie,
un reptile sans doute a du passer par-là.
Dans le ciel un faucon gris tournoie et plane
en cercles concentriques sans un bruissement.
Tout est calme et on écoute le silence pesant.
L'angoisse peu à peu s'installe au coeur de nous.
Le soleil tape dur, la sueur brûle les yeux.
L'horizon danse et tremble sur une brume bleutée.
Je suis seul avec moi, au plus profond de moi.
Je me souviens de mes mauvaises actions passées,
que je regrette et que j'ai honte d'avoir commis.
Je ne suis plus seul, ma conscience m'accompagne.

                                                 Floréal Ibañez
Par Ibañez Floréal
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Dimanche 18 décembre 2005
Aux approches de Noël, je ne peux pas m'empêcher d'avoir une pensée attristée et cependant porteuse d'espérance, pour tous ces enfants de par le monde, qui ne peuvent même pas imaginer qu'un bonhomme tout de rouge vetû, et portant une grande barbe blanche, puisse éxister et venir les choyer en leur apportant quelques friandises.
A tous ces petits deshérités, je dédie ce poème en leur souhaitant que trés vite ils fassent connaissance avec ce Papa Noël et qu'ils aient plus de bonheur dans un avenir meilleur. 

Les jouets du Père Noël

Une nuit de Noël, vèrs le petit matin
m'en retournant chez moi, j'ai découvert soudain
au détour d'un chemin, gisant là, dans la neige
une poupée de chiffons grimpée sur un manège
et un p'tit clown marrant qui jouait du tambour.
J'ai pensé : " Je suis cuit, l'alcool me joue des tours !"

C'est alors que le clown m'a fait un pied de nez.
Je leur ai demandé : - " Que faites-vous donc là,
dans la neige, le frimas, dans les ronces des bois.
Etes-vous des Poucets qu'on a abandonnés ?"

-" Des Poucets ! Tu veux rire ! Nous sommes des jouets
et c'est le Père Noël qui nous a déposés
pour les enfants du vent, du soleil, de la pluie,
qui n'ont pas de maisons avec des chéminées,
qui n'ont pas de sapin et des cadeaux dorés.
Ils sont les fils du vent, ils aiment voyager.
On dit " c'est des gitans, des p'tits romanichels.
Et pourquoi ces enfants n'auraient pas de Noël ?
Dis, pourquoi ?  Pourquoi ?  Pourquoi ? "

Je me suis retrouvé complètement dégrisé.
Una larme amère sur ma joue a glissée.
Est-ce le froid de la nuit ?  J'avais le coeur serré.
Et sur la neige glacée, brillant de mille éclats,
j'ai doucement posé, une boîte de chocolats,
pour les enfants du vent, du soleil, de la pluie.

Floréal ( un jour de vague à l'âme )





Par Ibañez Floréal
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